09 juillet 2008

Crêpes et Boureks

Pour une dizaine de crêpes :

2 oeufs - 50 g de margarine fondue - 3 dl de lait - 130 g de Maïzena - 1 pincée de sel - 1 paquet de levure.

Travailler les oeufs avec la margarine et le sel. Ajouter le lait puis la Maïzena. Bien mélanger et ajouter le paquet de levure.  Pour faire des crêpes sucrées, ajouter à la pâte 2 c à soupe de sucre et 2 c à soupe d'eau de fleur d’oranger.

Pour la cuisson, préférer une poêle anti-adhésive. Faire fondre un peu de gras au début de la cuisson et l'étaler sur toute la surface de la poêle. La faire chauffer à l'avance. Verser la pâte dans la poêle avec une louche. Quand la pâte est sèche par dessus, la retourner et faire cuire l'autre face.

Pour faire des boureks, ne pas trop cuire les crêpes. Les laisser assez blanches comme des feuilles de "diouls". Elles termineront leur cuisson au four. Vous pouvez farcir les crêpes avec toutes les farces de boureks : viande, pommes de terres, etc ... mais ne pas les plier. Les rouler et les disposer sur une plaque beurrée pour les faire dorer à four assez chaud (thermostat 7), pendant 10 mn sur chaque face. Elles seront aussi croustillantes que des Boureks faits de "Diouls" , mais elles durcissent vite si elles ne sont pas rapidement préparées.  Aussi, couvrez-les après les avoir retirées de la poêle en attendant de les farcir.

Bourek

Posté par Oumelkheir à 19:14 - - Permalien [#]


08 juillet 2008

Un nouveau diagnostic pour la maladie coeliaque

La maladie coeliaque correspond à une intolérance alimentaire à certains composants du gluten. Environ 20.000 personnes sont diagnostiquées avec la maladie en Finlande mais des études récentes suggèrent que le nombre de cas est sous-estimé et pourrait atteindre 50.000 personnes. Les Professeurs Markku Mäki et Ilma Korponay-Szbo de l'Université de Tampere ont développé une nouvelle méthode fiable qui permet de diagnostiquer la maladie coeliaque.
Une goutte de sang suffit pour détecter en 10-15 minutes des anticorps contre la transglutaminase et l'endomysiale. Une bonne corrélation est établie entre l'augmentation du niveau d'anticorps et l'incidence de maladie coeliaque.
Les sociétés de biotechnologies finlandaises AniBiotech Oy et Ani Labsystems Ltd. Oy exploitent le brevet. La commercialisation a débuté en 2005 en Finlande ainsi que dans plusieurs pays européens.

Information publiée ici @

Posté par Oumelkheir à 17:23 - - Permalien [#]

Place aux produits algériens

Ces produits seront fabriqués selon les normes européennes par la nouvelle usine exclusivement destinée à répondre aux besoins des cœliaques avec une moyenne annuelle de 6 kg /malade. Cette chaîne de production sera réalisée en partenariat technologique avec un constructeur italien de renommée internationale, dont l’expérience est étroitement liée au développement de la manufacture italienne dans un secteur qui totalise le tiers de la valeur ajoutée du secteur industriel du pays.

Un autre partenaire, spécialisé dans les pâtes et autres produits sans gluten a, quant à lui, été sollicité pour apporter son savoir-faire dans ce type de produits. Ainsi, plus de 500 000 cœliaques astreints au régime sans gluten n’auront plus à recourir aux coûteux produits d’importation ou autres fabriqués localement et à la qualité souvent non appréciée par les malades. Si ce créneau des pâtes sans gluten a fait l’objet d’une attention particulière des industriels, c’est parce que celles-ci sont considérées comme produits de bataille, fortement sollicitées par le consommateur algérien, dont les cœliaques. A ce sujet, A. Fridjat, initiateur du projet et co-gérant de la Sarl Mahbouba, dira : « Nous avons estimé utile d’offrir à cette catégorie de malades un produit de substitution de qualité qui préserve le goût habituel des pâtes traditionnelles, mais qui est dépourvues du danger que celles-ci constituent pour les cœliaques ».

Ces derniers souffrent, explique notre interlocuteur, du syndrome de mal absorption intestinale liée à l’intolérance au gluten affectant surtout la portion proximale de l’intestin grêle. La maladie régresse sous le régime sans gluten et réapparaît dès la réintroduction de celui-ci. En sa qualité de pharmacien de formation et premier importateur exclusif des produits sans gluten, M. Fridjat précisera : « Le principe de ce régime repose sur la suppression totale et définitive des aliments à base de blé, seigle et orge. Il concerne entre autres le blé, la farine, le pain de toutes sortes, biscuits salés et sucrés, pâtes, semoule, pâtisseries et certaines crèmes glacées. Il concerne également quelques produits médicamenteux. » Ceux-ci, reconnaît-il, sont certes cédés à des prix élevés, mais l’absence de risques y est incontestable.

« Le régime sans gluten est financièrement et psychologiquement handicapant, car son application est très difficile de par la présence de gluten dans de nombreux aliments ou produits alimentaires ; les produits que nous importons à hauteur d’une moyenne de plus de 20 t/an sont exempts de tous les risques », a-t-il assuré. Pour se prémunir du danger, il appelle les malades adultes et les parents d’enfants malades à apprendre à repérer la présence de gluten à travers la lecture approfondie des étiquetages. Il les exhorte également à penser à créer des associations, car, une fois mises en places, ces dernières pourront peser de leur poids à l’effet d’engager une réflexion autour de la prise en charge de cette maladie par la sécurité sociale, à l’instar des autres maladies chroniques. Interrogé sur le nombre de malades cœliaques en Algérie, notre interlocuteur précisera que c’est vers la fin des années 1970 que cette pathologie a été révélée. Bien qu’elle soit de plus en plus fréquente, elle est largement sous-diagnostiquée, puisque des milliers de malades ne sont toujours pas identifiés.

Sa prévalence serait actuellement estimée à 1/500 naissances soit la moyenne établie en Afrique du Nord. Au plan épidémiologique, il considère que l’incidence de la maladie cœliaque varie en fonction de l’origine ethnique ou géographique. Pour ce qui est de son mécanisme, M. Fridjat fera savoir que « le mécanisme précis de la toxicité de la gliadine n’est pas complètement élucidé. De récents travaux de recherches penchent pour une origine immunologique de la maladie cœliaque avec des facteurs de susceptibilité génétique (liés au système HLA) et des facteurs environnementaux ». En tant qu’intervenant direct sur le marché des produits sans gluten en Algérie, scientifique et proche parent de malades cœliaques, cet industriel indique que la maladie se répand de plus en plus, et ce, depuis une dizaine d’années.

C’est pourquoi, il préconise la création et la multiplication d’associations des personnes intolérantes au gluten. En outre, ajoutera-t-il : « Ces associations peuvent aider à œuvrer dans la mesure où elles lanceraient des études plus poussées et approfondies de la maladie dans notre pays. Le but serait de mieux connaître sa fréquence exacte, comprendre ses mécanismes fondamentaux et sa génétique, pour améliorer son diagnostic, son dépistage, et enfin sa prise en charge ».

Par N. Benouaret dans El Watan du 08 juin 2008

Posté par Oumelkheir à 17:17 - - Permalien [#]

Les parents sont pénalisés

Pour Ahmed Bouakadia, le régime sans gluten est contraignant, coûteux et socialement handicapant. En théorie, ce régime est simple mais en pratique, son application est très difficile car le gluten est présent dans de nombreux aliments et produits alimentaires.

Laissons-le parler. « C’est à l’âge de 4 ans que ma fille Myriam a présenté les premiers symptômes (des vomissements et des diarrhées répétitives). Elle était chétive, de petite de taille et avait un teint anémié. Une fois un médecin des maladies digestives consulté, on avait suspecté la maladie cœliaque. Les résultats des analyses sanguines et la biopsie intestinale étaient positifs. Lorsqu’on m’avait informé de l’origine génétique de la maladie, j’ai aussitôt pensé à sa sœur Imane de 9 ans. Malgré l’absence de tout symptômes de la maladie et après analyses et biopsie, elle s’est avérée être atteinte de la même maladie que sa sœur. Depuis, toutes les deux sont soumises à un régime sans gluten. C’est très contraignant et doublement pénalisant d’avoir deux enfants cœliaques au plan économique pour nous les parents, et psychologique pour nos enfants malades. Au moment de la déclaration de la maladie il y a une dizaine d’années, j’achetais le kilo de pâtes à 1700 DA, 300 g de farine sans gluten à plus de 500 DA pour faire du pain et quelques gâteaux. Pour les gâteaux et autres friandises sans gluten, je réussissais à les avoir de France au prix de 800 anciens francs français, puisque non pas disponibles sur le marché local. En somme, il y a une dizaine d’années, le régime sans gluten me revenait à plus de 5000 DA /enfant/mois. Aujourd’hui que quelques produits sans gluten sont fabriqués en Algérie, les besoins nutritionnels d’un enfant cœliaque sont un pain sans gluten pour 20 DA, à raison de deux baguettes/jour, une moyenne de 6 kg de pâtes locales (souvent de mauvaise qualité) à raison de 1000 DA/mois, 4 boîtes de farine sans gluten/mois au prix de 300 DA/boîte. Cela est le strict nécessaire. S’il m’arrive de penser au gâteau d’anniversaire, ce sont plus de 6000 DA que je dois débourser. En tant que chauffeur de taxi, j’arrive tant bien que mal à assurer à mes deux filles ce dont elles ont besoin. Qu’en est il des parents socialement démunis ? La petite Myriam, qui a aujourd’hui 15 ans, est toujours sous régime. Pour sa sœur Imane, sa maladie a presque disparu. Ma femme et moi faisons tout pour qu’elles ne se sentent pas différentes des autres enfants de leur âge. Il faut dire qu’au plan psychologique, la maladie les a rendues très vulnérables. J’interpelle les parents d’enfants cœliaques à s’unir pour créer une association dont le but serait de sensibiliser les pouvoirs publics, à l’effet d’engager une réflexion autour de la prise en charge des malades cœliaques par la Sécurité sociale. »

Par N. Benouaret dans El Watan du 08 juin 2008

Posté par Oumelkheir à 17:11 - - Permalien [#]

Rachid Berrezag. Spécialiste des maladies de l’appareil digestif

« Nous sommes sur le sommet de l’iceberg »

Pouvez-vous nous définir ce qu’est la maladie cœliaque ?

La maladie cœliaque est une entéropathie auto-immune déclenchée par l’ingestion du gluten chez des sujets génétiquement prédisposés. Tantôt invalidante, tantôt asymptomatique, elle doit être, selon le cas, diagnostiquée ou dépistée afin d’éviter les complications qui, dans un cas comme dans l’autre, entraînent un accroissement de la morbidité et de la mortalité.

Peut-on connaître le nombre de malades cœliaques en Algérie ?

Pour le moment, on ne peut avancer des chiffres exacts concernant la fréquence de la maladie en Algérie, mais cela dépasse les 500 000. Il n’y a pas de système de collecte d’informations spécifiques à ce type de maladie. Par contre, je peux affirmer que le nombre d’intolérants au gluten est en nette augmentation, et bien qu’elle soit souvent non identifiée, la maladie cœliaque évolue considérablement dans notre pays. Nous sommes au sommet de l’iceberg. Mais avec l’avènement des marqueurs cœliaques (anticorps-antigliadine, anticorps-antitransglutaminose, anticorps-endomysium), on peut diagnostiquer des formes beaucoup moins expressives (des formes frustrées, latentes et même potentielles). Le deuxième élément qui permet de diagnostiquer la maladie consiste en des biopsies intestinales par le biais de l’endoscopie.

Serait-elle d’origine génétique ?

Concernant son origine, nous pouvons affirmer l’existence de traits génétiques associés à la maladie. Nous ne pouvons avancer son caractère héréditaire. Mais si on n’arrive pas actuellement à déterminer sur le plan scientifique la nature génétique exacte de la maladie, l’on décrit toutefois des agrégations familiales qui laissent à penser qu’il y a un mécanisme génétique.

On pense souvent que les complications sont parfois les seuls signes d’appel. Qu’en est-il au juste ?

La maladie cœliaque peut rester asymptomatique pendant des années tout en exposant insidieusement les malades aux risques de complications. De récentes études ont fait ressortir que dans plusieurs pays, dont l’Algérie, environ 9 malades sur 10 ne sont toujours pas identifiés. Parfois dues aux carences, parfois dues aux cytokines produites par des réactions immunitaires inappropriées, parfois encore inexpliquées, elles peuvent toucher différentes sphères. Le retard statural et/ou pondéral chez l’enfant, la petite taille chez l’adulte, un état de dénutrition, une ostéoporose (présente chez 28% des cœliaques au moment du diagnostic) avec ou sans fractures pathologiques, une hypoplasie de l’émail dentaire, s’expliquent par la malabsorption. Les complications neurologiques concerneraient 5 à 10% des cas et comprennent l’épilepsie avec des calcifications cérébrales (maladie cœliaque dans 50 à 80%), l’ataxie (maladie cœliaque présente dans 13 à 16%), les myopathies, les neuropathies périphériques, la démence, des leuco-encéphalopathies multifocales progressives. Les troubles psychiatriques, déjà cités dans les symptômes, comprennent la dépression pouvant mener aux tentatives de suicide, mais également la schizophrénie (11). Enfin, les cancers gastro-intestinaux comprennent l’adénocarcinome mais, surtout, le redoutable lymphome non hodgkinien à cellules T, dont le risque est multiplié par six.

Existe-t-il des médicaments spécifiques à son traitement ?

Pour l’instant, la cœliaquie ne nécessite pas de médication. Le seul traitement efficace à ce jour consiste à supprimer totalement et définitivement le gluten de l’alimentation. Une consultation chez un diététicien s’impose au moins pour le démarrage du régime. Ce régime est très contraignant au plan économique pour l’environnement familial et au plan psychologique pour le malade cœliaque, car l’adhésion à un régime est souvent difficilement acceptée. C’est là que peuvent intervenir les associations de patients. Ces associations constituent une aide précieuse pour les malades et leurs familles. C’est d’ailleurs ce à quoi nous sommes en train d’œuvrer. Je peux toutefois affirmer qu’il existe des voies balbutiantes pour mettre au point un médicament destiné au traitement de cette maladie pour éviter aux malades son contraignant poids financier. C’est au stade très avancé de la recherche.

Par N. Benouaret dans El Watan du 08 juin 2008

Posté par Oumelkheir à 16:49 - - Permalien [#]


04 juillet 2008

Galette de pain

250 g de farine de maïs – 1/2 cuillère à café de sel 1 œuf – 3 cuillères à soupe d’huile  – Eau.

Mettre dans une terrine la farine de maïs avec le sel, l’œuf et l’huile. Travailler le tout entre les paumes de  vos mains pour imprégner la farine avec l’œuf et l'huile. Ajouter l’eau petit à petit jusqu’à obtenir une pâte légère et non collante.

Avant cela, vous aurez fait chauffer un Tadjine en fonte puis réduit le feu pour faire cuire les galettes doucement sans les brûler.

Former une boule de la pâte et l’étaler directement sur le Tadjine chaud en formant une galette. Lorsqu’elle est sèche par dessus, la retourner et laisser cuire l'autre face. Retirer du feu et mettre dans un torchon. Ne pas conserver dans du plastique.

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Posté par Oumelkheir à 18:57 - - Permalien [#]

Additifs et arômes

Soumise à un régime sans gluten, j'ai été longtemps privée des produits du commerce sans trop savoir pourquoi, ni comment ces produits étaient préparés. Actuellement, je consomme comme tout le monde: confitures, boissons, confiseries, fromages et autres. J'ai appris à déchiffrer les compositions parce qu'en me renseignant sur les additifs alimentaires, j'ai trouvé que les additifs sont des produits chimiques qu'on rajoute aux aliments de base pour les préparer à la commercialisation. Les additifs sont naturels ou très souvent synthétiques. C'est à dire préparés en laboratoire. Quoi qu'il en soit, ils obéissent à une réglementation bien établie. Ils ont un numéro d'identification précédé du E pour l'Europe. On distingue:

Les colorants: (du E100 au E199). Destinés à modifier ou à accentuer la couleur d'un produit alimentaire. Parmi ces colorants, il y a la Lactoflavine (E 101) tirée du lait, du blé, du foie ou des œufs qui est dangereuse pour le régime et qu'il faut absolument éviter. A part la Lactoflavine, les autres colorants sont permis.

Les conservateurs: (du E200 au E299). Destinés à conserver l'aliment donc à éviter le processus d'altération. Ce sont en général des acides et ne sont d'aucun danger pour le régime.

Les anti-oxygènes: (du E300 au E399). Utilisés pour éviter l'oxydation des aliments au contact de l'air comme leur nom l'indique. Ce sont aussi des acides donc sans danger pour le régime.

Les agents de texture: (du E400 au E499). Destinés à stabiliser une préparation et à lui donner de la consistance. On distingue:

a- Les émulsifiants: employés pour faciliter la prise et la stabilisation des émulsions (mélanges). Ce sont en général les Lécithines extraites soit d'amandes ou de graines de soja. Il n y a aucun risque à en consommer.

b- Les gélifiants: utilisés pour donner de la consistance à une préparation. Comme les flancs, entremets, confitures, etc. Les principaux gélifiants sont les pectines extraites de fruits tels le coing et le citron ou alors l'acide alginique et ses dérivés mais, nous trouvons aussi l'amidon et il n'est parfois pas mentionné de quel amidon il s'agit: de blé ou de maïs. Une attention particulière doit être accordée au malt. Il s'agit d'orge germée, séchée, torréfiée et réduite en farine. On en tire un extrait utilisé dans la confiserie industrielle et notamment la chocolaterie. J'ignore si cet extrait contient ou non du gluten, mais comme l'orge fait partie des céréales interdites dans le régime sans gluten, j'évite de consommer les produits qui en contiennent.

Il faut donc toujours faire attention et bien lire les compositions des produits du commerce et éviter les produits dangereux pour le régime.

Les arômes: ils ne sont pas considérés comme des additifs alimentaires et leur emploi n'est pas soumis à la même réglementation. Dans l'industrie alimentaire ce sont en général des arômes artificiels qui sont utilisés pour parfumer les aliments. De toutes les façons, ils ne sont pas dangereux pour le régime.

N.B : Bien sur, il ne s'agit ici que du "danger" que ces produits peuvent constituer pour un régime sans gluten... parce que depuis dix ans (date de l'élaboration de ce travail) on entend beaucoup plus parler de produits dangereux pour la santé en général, d'OGM et autres substances cancérigènes ou allérgènes... Dans ce cas, il est toujours préférable de consommer :  "naturel" :)

La preuve est que je viens de tomber juste à l'instant sur cette information : "Le colorant rouge 2G (E 128) , initialement autorisé par la directive CE 94/36 de juin 1994, a fait l'objet de mesures d'urgence suspendant son utilisation (règlement CE 884/2007 du 26/07/2007). La Commission européenne peut en effet suspendre la mise sur le marché ou l'utilisation d'une denrée alimentaire susceptible de présenter un risque sérieux pour la santé humaine.
Le colorant rouge 2G se métabolise facilement et largement en aniline, considéré comme un agent carcinogène. La mise sur le marché ou l'importation de denrées alimentaires contenant cet additif sont suspendues également
".
 

Posté par Oumelkheir à 18:17 - - Permalien [#]

Quelques conseils

Pour ne pas donner trop de recettes qui en fait, seraient identiques à beaucoup d'autres qu'on retrouve dans les livres, j'ai préféré parcourir les différences entre une alimentation courante et une alimentation sans gluten.

Les soupes, sauces, potages: les soupes seront épaissies avec du riz concassé ou du son de maïs. Les sauces seront plus légères avec de la Maïzena.

Les salades: à part le "Taboulé" qui est à base de blé, toutes les salades de légumes sont permises.

Tartes, Pizzas: la pâte brisée sera confectionnée avec des œufs au lieu d'eau, ajoutés à la Maïzena. Pour les Pizzas, ce sera l'huile au lieu de margarine. Et le résultat est excellent !

Boureks: ils seront confectionnés dans des crêpes (à la Maïzena) et cuits au four. Les farces existent pour tous les goûts.

Viandes, volailles, poissons: tout est permis sauf quand on fait des fritures panées. On peut alors utiliser de la semoule de maïs et de la Maïzena au lieu de chapelure et de farine de blé... et bien entendu, l'huile elle-même ne doit pas déjà avoir servi à frire un aliment pané avec de la chapelure ou de la farine de blé !

Légumes: Tous les légumes sont permis même les légumes secs.

Couscous et pâtes: le couscous peut être roulé avec de la semoule de maïs et de la Maïzena selon le même procédé que pour le couscous que nous connaissons. Pour les pâtes, les pâtes classiques sont interdites mais aujourd'hui, heureusement, il existe des fabricants de pâtes sans gluten en Algérie.

Les fromages: ils sont permis (fromage blanc, fondu, camembert, petits suisses, etc.)

Les desserts: yaourts, crèmes, flans, glaces sont permis.

Boissons: il faut se méfier des préparations chocolatées pour petit déjeuner. En général, elles sont épaissies avec de la farine même si cela n'est pas toujours indiqué dans la composition. Les limonades, jus, sirops sont permis du moment que les compositions sont clairement indiquées sur l'emballage.

Confiserie: le chocolat est permis sauf le chocolat fourré aux biscuits, aux gaufrettes ou aux grains de blé soufflés. Surtout qu'aujourd'hui, les "marques" prennent la peine de mentionner une présence potentielle ou effective de gluten dans leur produit. Les bonbons, caramels pâtes de fruits, sont permis. Attention toutefois à l'extrait de malt !

Conserves et confitures: en général permises.

Pâtisseries et gâteaux: seront confectionnés avec de la farine de maïs. Ils seront différents des gâteaux ordinaires mais pas moins délicieux.

Le conseil le plus importanttoujours bien lire les compositions des produits du commerce.

Posté par Oumelkheir à 17:58 - - Permalien [#]

Quelques trucs

Dans la cuisine et surtout la pâtisserie sans gluten, pour obtenir des produits de qualité comparable aux produits classiques (pain, brioche, biscuits, etc.) il est indispensable de suivre certains principes de base:

- Toujours bien battre les œufs: ils allégeront le gâteau.

- Bien mélanger le gras (huile ou margarine) à la pâte: cela donnera de la consistance.

- La levure chimique ne sera introduite dans la préparation qu'à la fin, juste au moment d'enfourner.

- Le four sera bien chauffé à l'avance sinon la semoule ou la farine prendront le temps de se déposer au fond du moule.

- Surtout ne pas mettre trop de Maïzena dans les préparations: elle se dépose au fond du moule et forme une couche mal cuite et âcre au goût.

- Ne pas cuire dans des moules à cake ou à savarin: la pâte aura du mal à cuire et ne gonflera pas. Utiliser plutôt des moules à manqué ronds ou carrés (genre plateau de Qalbellouz ou de Baklawa): la pâte bien étalée cuira plus rapidement et aura plus de chance de gonfler. 

Posté par Oumelkheir à 17:40 - - Permalien [#]

Lexique

Baklawa: pâtisserie orientale faite d'une superposition de feuilles de dioul, et fourrée de noix, noisettes et amandes hachées, arrosée de miel à sa sortie du four.

Boureks: préparation salée faite d'une feuille de dioul roulée sur une farce: à la viande, poulet, poisson ou pomme de terre et cuite dans une friture.

Couscous: plat à base de semoule de blé roulée en forme de petits grains. Il peut être consommé simplement cuit à la vapeur ou, agrémenté d’une sauce au poulet, à la viande, aux légumes et pois chiches.

Dioul: feuilles de pâte fraîche de forme circulaire servant à préparer des pâtisseries comme la Baklawa ou des préparations salées comme les Boureks.

Halwet tabaâ: gâteaux secs coupés à l'emporte-pièce d'où leur nom qui signifie littéralement : gâteaux à l'emporte-pièce.

Qalbellouz: pâtisserie orientale à base de semoule de blé, fourrée d'amandes moulues, cuite au four et arrosée d'un sirop après cuisson.

Karantita, Karantika ou Kalentika: flan salé à base de farine de pois-chiches mélangée à beaucoup d'eau et d'huile, et cuite au four. Elle peut être servie chaude ou froide.

Khobzet Tounès: pâtisserie orientale faite de biscottes et amandes moulues, œufs, beurre, cuite au four, arrosée d'un sirop après cuisson.

M'halbi: crème froide à base de lait et de riz en poudre servie dans des soucoupes et décorée de cannelle ou d'amandes.

Tadjine: plat circulaire, autrefois en terre, actuellement en fonte, servant à la cuisson du pain et autres préparations dérivées.

Taboulé: plat libanais préparé avec du blé concassé trempé puis, mélangé avec des aromates, des tomates, de l'oignon, de la menthe et arrosé de jus de citron. Il est servi en entrée froide.

Toumina: pâtisserie servie en Algérie pour célébrer une naissance. Elle est à base de semoule de blé, dorée dans un tadjine puis mélangée avec du beurre et du miel pour obtenir une sorte de pâte servie dans de petits plats. 

Posté par Oumelkheir à 17:17 - - Permalien [#]